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Au début, vous vous êtes dit « ça fait des vacances ».

Pour une fois que vous n’étiez pas obligé de courir, de stresser, de…. Bosser, de subir votre patron, ou le petit chef de service, et tout ça avec la bénédiction des autorités et même de votre patron. C’était cadeau !

Mais cela va durer, plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Ce qui représente un changement. Un changement de rythme, d’habitudes que votre cerveau ne va pas apprécier du tout !

Car la partie instinctive de votre cerveau, le cerveau émotionnel (cerveau reptilien + système limbique) déteste les changements. Il ne peut pas les accepter, car pour lui le changement = risque de mort.

Cela peut parâtre contradictoire, voire même totalement insensé, alors que justement, si vous demeurez confiné, c’est pour préserver votre vie.

Mais cette logique n’a aucune place dans ce cerveau primaire. Il n’aime que ce qu’il connaît, il ne veut que ce qu’il connait, il n’accepte que ce qu’il connait. Et il en est de même pour tout le monde. Le cerveau primaire d’une personne habituellement occupée veut qu’elle demeure occupée. Celui de la personne habituellement tranquille veut qu’elle demeure tranquille. Et la volonté, le désir conscient (qui lui prend sa source dans une autre partie du cerveau, le cortex) n’y peut rien.

Ce qui explique qu’une personne qui a attendu de prendre sa retraite toute sa vie de travailleur se retrouvera souvent en tristesse, voir en dépression quand enfin il sera en retraite.

C’est pourquoi :

  • Même si au début « ça vous a fait des vacances », ce confinement peut devenir rapidement problématique (généralement au bout de 10 jours).
  •  
  • Parfois même plus tôt selon la personne, le lieu dans lequel elle vit, et la structure de sa famille. On ne vit pas le confinement de la même façon si on est seul ou en couple, ou avec des enfants, des adolescents à la maison, si on habite à la campagne dans une grande maison avec jardin, ou dans un studio sans balcon, en centre-ville.

Mon conseil : Si vous êtes plusieurs sous le même toit. Prenez, chacun dans son coin, un papier et de quoi écrire.

  1. Commencez par faire une liste de tout ce que vous remettez au quotidien. Toutes ces choses au sujet desquelles on se dit : « Il faudra que je fasse ça. »

Exemple : ranger le placard, nettoyer la salle de bain à fond, faire les vitres, ranger le garage, écrire à la tante machin, etc.

 

  1. Ensuite, faites une autre liste avec ce que vous auriez voulu faire dans votre vie. Ce n’est pas la même approche que dans la liste précédente. Ce n’est pas du domaine du « Il faudrait que je fasse. », mais plutôt dans le domaine du « J’aurais bien aimé ».

Exemple :

    • Écrire une livre sur la vie de votre grand-mère, aujourd’hui disparue ; ou sur la fois où vous êtes partie en vacances en Italie avec votre meilleure amie quand vous aviez 18 ans ; ou encore sur votre vie en confinement (tenez un journal).
    • Apprendre une nouvelle langue.
    • Apprendre enfin à jouer de cette guitare qui sert de porte-manteau dans un coin de votre chambre.
    • Améliorer votre maintien, vos abdominaux.
    • Apprendre le dessin, à faire la cuisine, etc.

Et à partir de ces 2 listes, faites-vous un planning. Faites-le en tenant compte de :

  • Votre rythme de vie habituel :
  1. Si vous vous levez habituellement à 7 heures, avec le réveil. Continuez à le faire.
  2. Si après vous être levé, habillé, avoir couru derrière le bus, mais juste avant de commencer votre travail, vous avez l’habitude de prendre un petit café, à la machine à café ou au zinc du coin avec un ou une collègue, faites-le à distance.
      1. Exemple : Tous les matins à 8h15 je retrouve Béatrice (ou Roland, ça n’a pas d’importance) devant la machine à café, pour prendre un petit café et papoter une peu. à Prenez rendez-vous sur skype (ou tout autre moyen de communiquer) avec cette fameuse Béatrice (ce qui sera également très profitable pour son cerveau émotionnel et l’aidera à vivre mieux son propre confinement), et prenez ensemble vos cafés respectifs à distance.

 

Le cerveau émotionnel n’est pas intelligent, ce n’est pas sa fonction. Sa fonction est biologique (y compris les hormones de stress ou de plaisir), et il perçoit les événements via nos sens.

Il ne fait pas la différence entre la réalité et la fiction (c’est pourquoi on pleure lorsque l’actrice meurt dans un film. Et cela même si on sait (cortex intelligent) que les actrices ne meurent pas vraiment dans un film (sinon, il y aurait nettement moins de candidates).

C’est pourquoi, en respectant :

  • Un horaire connu de votre cerveau émotionnel (dans notre exemple 8h15,
  • La présence (même à distance) de la personne (ou des personnes) qui sont habituelles à cette heure.
  • Le tout accompagné de l’odeur, de la saveur du café.

Votre cerveau émotionnel ne déclenchera pas les hormones de stress tant redoutées.

 

  1. Ne cherchez pas à vouloir trop en faire. Morcelez le travail :
    1. Si vous avez décidé de ranger le placard de votre chambre.
      1. Commencez par une étagère à la fois. Sinon, non seulement vous allez vous retrouver confiné, mais aussi au milieu d’un capharnaüm épouvantable qui mangera un peu plus votre espace et entrainera un stress.
      2. Respectez vos heures de travail habituelles. Si vous travaillez habituellement de 8h30 à 12h30, puis pause déjeuner, avec reprise du travail à 14h jusque 17h30. Ne travaillez à votre rangement ou à l’apprentissage de la guitare que dans ces tranches horaires.

Vous l’avez compris, vous devez absolument respecter, le plus possible, vos habitudes initiales, si vous voulez vivre ce confinement avec le moins de dégâts possible sur votre humeur, votre bien-être.

 

Pour ceux qui sont confinés en famille :

  1. Ce que je viens de dire plus haut reste des conseils individuels que chacun devrait appliquer pour lui-même. En effet pendant que vous preniez votre café au bureau à 8h15, votre ado lui, ou votre mari, votre femme, etc., avait d’autres habitudes qu’il ou elle va devoir respecter au mieux, malgré le confinement :
  2.  
    1. Délimitez votre espace :
      1. On ne peut pas partager tous ses espaces en permanence.
        1. Les quelques jouets du petit dernier qui trainaient de-ci de-là dans le salon, avant, vont devenir une source de tension importante. à Informez les enfants : dorénavant ils devront limiter leurs jeux, leurs jouets, dans tel espace (le mieux étant, au moins pour les jouets, dans leur chambre).
        1. Déterminez un espace qui vous est strictement réservé. Ça n’a pas besoin d’être immense. Par exemple : ça peut-être une petite table dans un coin où vous posez votre ordinateur, votre manuscrit, etc. Il est très important que personne n’ait le droit de « pénétrer » cet espace. Même si votre femme a besoin d’un stylo, ou d’une feuille de papier, que votre mari cherche un petit coin pour se poser. Ne laissez pas faire. En cette période de confinement, le respect d’un espace qui n’est qu’à soi, est une question de survie. De survie de soi, de survie du couple, de survie de l’harmonie familiale. Bien entendu, cette règle doit valoir pour chaque individu de la famille. Réunissez-vous, déterminez l’espace pour chacun, et tenez-vous-y !

Pas de « Oh, pour une fois », « Tu peux bien lui faire une petite place », « T’as qu’à lui prêter… ». C’est de la violence. Et croyez-moi ce type de non-respect de l’espace laisse des blessures émotionnelles qui peuvent dégénérer, même en temps normal. On peut donc s'attendre à des conséquences plus désastreuses lors d’une privation de liberté, tel qu’un confinement. Il faut vraiment respecter l’espace de l’autre, et faire respecter le sien.

 

    1. Protégez vos temps personnels :

Vous ne supporterez pas longtemps de ne jamais avoir de temps à vous. Vous en aviez même si vous n’en aviez pas conscience :

        • Dans le métro, même entouré d’inconnus.
        • Dans la voiture sur le trajet du travail.
        • Quand vous rangiez le désordre du petit déjeuner, après que votre conjoint, vos enfants soient partis pour le travail, l’école.

On ne peut pas être « dérangé » sans arrêt. On doit pouvoir délimiter son espace de temps à soi, et qu’il soit respecté !

Informez-le ou les autres des temps qui sont à vous, et là aussi soyez stricte. Et respectez les temps des autres, autant que vous exigerez qu’ils respectent les vôtres.

Il vaut mieux de petits recadrages sur le respect du temps et de l’espace de chacun, dès le début, plutôt qu’un gros clash qui ne manquera pas de se produire après quelques semaines de confinement.

 

  1. On peut également mettre en place des habitudes ensemble. Tout en respectant les 2 points évoqués plus haut :

 

Par exemple :

 

    1. On décide, ensemble, que le repas du soir sera préparé chacun à son tour. Chacun va chercher sur la toile une recette, et en indiquera (à l’avance) la liste des ingrédients nécessaires. Afin que celui ou celle qui sera de corvée de courses (avec masque et autres protections), ou que celui qui passera la commande en ligne, puisse veiller à respecter les besoins de toutes les recettes prévues par l’ensemble de la famille.

Voilà, je pense que ces conseils devraient vous permettre de passer ce moment de confinement de façon la plus positive possible, pour votre bien-être, et la survie de l’harmonie familiale.

Mais si, malgré tout cela, vous sentez que le stress, l’anxiété, voire la peur, commence à prendre du terrain, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec moi pour une consultation en ligne. En 30 minutes on peut déjà vous soulager suffisamment pour vivre ce confinement de façon harmonieuse.

 

Ambre KALENE

eprth@hotmail.com

www.eprth.com

 

 

Tag(s) : #EPRTH, #Psychologie, #Santé et Beauté, #Traitements naturels

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