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Le Stress Post-traumatique

En sortir et reprendre sa vie en main

  Depuis que la télévision est entrée dans nos foyers, à la mi-temps du 20ème siècle, nombre d’entre nous reçoivent de plein fouet les informations de début de soirée, et sa cohorte de mauvaises nouvelles, et souvent à l’heure du dîner familial.

  Il faut dire que ces dernières années, les mauvaises nouvelles traumatisantes sont légions : guerres, catastrophes climatiques, et depuis quelques temps, attentats, etc.

  Il n’est donc plus nécessaires de faire la démarche d’acheter son quotidien, ni de courir le Monde,  pour être confronté à ces divers traumatismes émotionnels, presque malgré nous.

  Or cette « confrontation » passive génère chez chacun d’entre nous un stress latent, plus ou moins grave, voire destructeur, surtout chez les plus sensibles, notamment les enfants,  souvent sans que nous en soyons conscient.

 

Des Bombes émotionnelles à retardement

  Ces micro-fragilisations insidieuses sont loin d’être anodines, car elles vont laisser, elles laissent, au cœur  même de notre cerveau, des cicatrices émotionnelles prêtes à s’ouvrir au moindre choc : décès d’un proche, licenciement, rupture sentimentale, et même un déménagement, etc.

  Et c’est alors qu’on voit surgir dans son quotidien la cohorte des « petits » maux auxquels la plupart d’entre nous vont tenter de remédier ponctuellement à coup de comprimés, pour l’insomnie, le mal de tête, de dos, l’anxiété de fin de journée, etc.

  Tristes et dérisoires solutions qui ne règlent rien, au contraire, mais ne contribuent qu’à masquer des symptômes d’alerte qui tôt ou tard devront se manifester de façon plus criante, de façon alarmante, voire mortelle.

  Car il ne suffit pas de « calmer » pour résoudre le problème. En faisant cela, c’est un peu comme si on se contentait de mettre un pansement sur un abcès, sans se préoccuper de nettoyer la plaie. Tôt ou tard la gangrène sera du voyage.

 

Le stress-post-traumatique

  Bien entendu, cette fragilisation peut demeurer latente des années durant. Mais à notre époque, elle peut également s’enflammer rapidement et soudainement. Je pense notamment à tous ces attentats (malheureusement de plus en plus fréquents) qui génèrent chez nos concitoyens une peur sourde : de sortir, de voyager, de prendre l’avion, etc.

  Or notre besoin de « Sécurité » est et demeure notre besoin premier, bien avant celui de nous nourrir, comme l’a démontré Herbert Simon :

Herbert Simon (1916-2001), prix Nobel d'économie et spécialiste de la psychologie cognitive développe une théorie en 1967 du système interruptif de la décision linéaire. Il définit trois groupes de besoins en temps réel d'un individu :

  1. Besoins surgissant face à des évènements incertains (stimuli de bruits ou visuels soudains) qui pourraient signaler un danger,
  2. Besoins physiologiques qui sont des stimuli internes par exemple la faim, la soif, l'épuisement,
  3. Associations cognitives qui sont des stimuli forts provenant d'associations mnésiques, par exemple, le souvenir d'une peur.

 

  C’est ainsi que dans nos consultations, nous voyons de plus en plus de personnes présentant des symptômes de Stress Post-traumatiques qui les amènent à vivre au quotidien des demi-vies :

  • Ceux directement impliqués lors de ces attentats – blessés ou simplement là – et qui ont bien cru, ou plutôt qui ont eu la certitude ne serait-ce que l’espace d’un instant, qu’ils allaient mourir.
  • Les amis, les familles qui - bien qu’ils n’étaient pas sur place – ont eu si peur pour les leurs, sans savoir s’ils faisaient, ou non, partie des victimes.
  • Mais aussi, à tous ceux qui ne sont pas directement - ni même indirectement – concernés. Tous ceux qui, à travers le monde, ont appris la nouvelle, les nouvelles, de des derniers attentats, ainsi que ceux de Nice, de Londres, de Bruxelles, New-York, etc., devant leur poste de télévision, ou par l’entremise d’une tierce personne. Et  qui vont développer, eux aussi, différents troubles émotionnels, psychologiques ou physiques qui seront les conséquences de ce qu’on appelle le Stress Post-Traumatique, sans pourtant être conscients que l’origine de leurs troubles viennent de là, et sans avoir droit  au statut de victimes.

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Le cerveau face au danger

  Les structures du cerveau :

  Notre cerveau n’est pas une masse informe gélatineuse.

  Au delà des 2 lobes généralement remarquées (cerveau gauche/cerveau droit), il existe dans le cerveau du mammifère que nous sommes, différentes zones « spécialisées » qui interagissent les unes avec les autres.

  La zone qui va le plus nous intéresser ici sera ce que l’on appelle le « Centre de survie »

 

  A la jonction du Cerveau archaïque (également appelé Cerveau reptilien ou Cerveau primaire) qui est chargé des régulations biologiques de notre corps, et du Système limbique qui, via nos sens, va permettre au Cerveau archaïque de maintenir l’homéostasie (l’équilibre du corps), se trouve notre Centre de survie.

  Cette zone de notre cerveau est chargée, en cas de danger, de mobiliser notre corps (sans que la pensée n’ait à intervenir). Pour cela elle va produire un certains nombre d’hormones, et générer des réflexes biologiques :

  L'amygdale va alors demander à l'hypothalamus d'envoyer un message à l'hypophyse, laquelle mettra en jeu  les glandes surrénales qui immédiatement secréteront de l'adrénaline et de la noradrénaline, ainsi que d'autres hormones que l'on appel glucocorticoïdes (notamment du cortisol).  Tout l'organisme va donc se mettre en situation de combat ou de fuite :

            - La tension artérielle s'élève,

- Le rythme cardiaque s'accélère et le sang afflue dans les muscles des membres : Dans les jambes pour favoriser la fuite, dans les bras pour favoriser la lutte.

            - Les processus digestifs sont momentanément interrompus,

- Les récepteurs de la douleur sont réprimés (afin de permettre la fuite, même à travers des ronces, par exemple).

  Vous l’avez compris, nous n’avons pas à réfléchir pour que ces processus se déclenchent, ils le font malgré nous. Et ce faisant - afin de ne pas être ralentis par la pensée consciente qui voudrait analyser, réfléchir sur la situation - ce réflexe de survie « débranche » immédiatement notre Cortex, zone de notre intelligence, de notre volonté, de notre pensée consciente.

  Lorsque le danger est passé, le système d’alerte de notre Centre de survie doit normalement se calmer :

  • Les niveaux d’hormones devraient revenir à la normale,
  • L’énergie supplémentaire qui a été envoyées dans les jambes et les bras devrait être redistribuée dans tous le corps,
  • La digestion devrait reprendre son cours,
  • Les capteurs de la peau également,
  • Et nous devrions pouvoir reprendre toute la jouissance de nos facultés intellectuelles.

  Un peu comme si il suffisait à notre organisme d’appuyer sur le bouton on/off selon les besoins.

  Cela n’est malheureusement pas toujours le cas.

 En effet, certains traumatismes peuvent abimer le système. Soit :

  • Parce que ce sont des traumatismes récurrents : maltraitances dans l’enfance, maltraitances à l’âge adulte (ex : femmes battues), zone de guerre, etc.
  • Parce que ces traumatismes sont survenus dans la toute petite enfance.
  • Parce que dans notre cerveau émotionnel nous avons « téléchargé » à votre insu, ces fameuses cicatrices émotionnelles « passives » dont nous avons parlées en début de cet article.
  • Parce qu’il s’agit d’un traumatisme survenu brutalement, alors qu’on ne s’y attendait pas (apprendre la mort de quelqu’un, agression, attentat, etc.).

  Je vous propose de nous intéresser particulièrement à cette dernière catégorie de traumatismes « Survenus brutalement ».

  Bien que tous les traumatismes sont susceptibles de générer des troubles relevant du Stress post-Traumatique, cet effet de « surprise » potentialise le risque de Stress- Post-traumatique.

 

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